Guterres : la lutte contre le terrorisme doit être menée dans le respect des droits de l’homme

Le chef de l’ONU a souligné mercredi devant le Conseil de sécurité que la lutte contre le terrorisme doit être menée dans le respect des droits de l’homme.

« Le terrorisme est fondamentalement la négation et la destruction des droits de l’homme. Les groupes terroristes partagent un ordre du jour autoritaire, intolérant et souvent misogyne », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres lors d’une réunion du Conseil à laquelle participait le Ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dont le pays préside le Conseil de sécurité en septembre.

« Nos efforts pour lutter contre l’idéologie terroriste doivent être fondés sur le respect de la dignité et des droits de l’homme de tous », a ajouté M. Guterres.

Face à la « menace sans précédent » de l’intolérance, de l’extrémisme violent et du terrorisme, les Nations Unies prennent des mesures sans précédent, a dit le Secrétaire général lors de cette réunion du Conseil consacrée à la coopération entre l’ONU et l’Organisation du traité de sécurité collective, la Communauté des États indépendants et l’Organisation de coopération de Shanghai pour lutter contre les menaces terroristes.

M. Guterres a cité en exemple la stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies et les résolutions correspondantes du Conseil de sécurité qui « fournissent un cadre global ».

« Poursuivre et démanteler des groupes terroristes est essentiel, mais ce n’est qu’une des nombreuses mesures à prendre. Nous devons compléter les mesures de sécurité par des efforts de prévention qui identifient et corrigent les causes profondes, tout en respectant les droits de l’homme », a souligné le Secrétaire général.

Le chef de l’ONU a appelé à renforcer la résilience des sociétés afin que les peuples et les communautés « rejettent les récits terroristes qui exploitent la peur et le désespoir ».

« Nous devons renforcer le pacte social, y compris l’offre de services de base et d’opportunités, en particulier pour les jeunes », a-t-il dit, rappelant que la plupart des recrues des groupes terroristes ont entre 17 et 27 ans. Il a souligné que les Etats doivent proposer des parcours offrant « espoir et objectifs » aux jeunes hommes et femmes, notamment en matière d’éducation, de formation et d’emploi, en mettant des approches globales et inclusives, à commencer par les familles et les communautés qui sont en première ligne.

La coopération internationale, première priorité de la stratégie antiterroriste

António Guterres a rappelé que la coopération internationale est la première priorité de la stratégie antiterroriste de l’ONU.

« Aucun pays ni aucune organisation n’a toutes les réponses aux défis transfrontaliers posés par le terrorisme et par le retour et la réinstallation de combattants terroristes étrangers. Les pays doivent coopérer les uns avec les autres ainsi qu’avec leurs partenaires, notamment le secteur privé et la société civile, pour relever ces défis avec succès », a-t-il dit.

Le chef de l’ONU a salué le rôle important joué par l’Organisation du traité de sécurité collective, la Communauté des États indépendants et l’Organisation de coopération de Shanghai dans la promotion de la coopération régionale en matière de lutte contre le terrorisme. Il a mentionné que ces trois organisations facilitent l’échange d’informations et de connaissances cruciales, ainsi que la mise en œuvre d’enquêtes et d’opérations conjointes et que l’ONU renforce ses liens institutionnels avec chacune d’entre elles.

M. Guterres s’est dit particulièrement fier de l’engagement de l’ONU, aux côtés du Centre de diplomatie préventive pour l’Asie centrale, sur le Plan d’action conjoint des Nations Unies pour la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale dans la région.

La Communauté des États indépendants (CEI) est une entité intergouvernementale composée de 9 des 15 anciennes républiques soviétiques. La CEI comprend également, dans son cadre, l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) qui réunit l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan. L’Organisation de coopération de Shanghai regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, l’Inde et le Pakistan.

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