Forum de la jeunesse du Conseil économique et social des Nations Unies.

Loin d’être des « spectateurs silencieux », les jeunes ont besoin de l’espace adéquat pour donner toute la mesure de leur talent

Du 08 au 09 avril 2019, s’est tenu au siège des Nations Unies à New-York, le Forum des Jeunes organisé par le Conseil économique et social de l’ONU. Trois jeunes Burkinabè ont  participé à cet important Forum grâce au soutien du système des Nations Unies.

Les jeunes, qui ne sont pas « des spectateurs silencieux », n’ont besoin ni de bonnes intentions ni d’aide, mais des outils et de l’espace auxquels ils ont droit pour pouvoir pleinement s’épanouir, a déclaré la Présidente du Conseil économique et social (ECOSOC), Mme Inga Rhonda King, en clôturant les deux jours du Forum de la jeunesse, en présence du Secrétaire général de l’ONU.

Sur le thème « Des jeunes autonomisés, intégrés et égaux », le Forum a permis aux moins de 35 ans de revendiquer leur place dans les processus de prise de décisions politiques, économiques et sociales, au moment où la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 accuse déjà du retard.  Le message a été clair : pour devenir de véritables agents du changement et le moteur de la mise en œuvre du Programme 2030, les jeunes doivent pouvoir faire entendre leur voix dans toutes les enceintes nationales, régionales et internationales. Pour Paz HIEN, participant du Burkina Faso au Forum, « À travers le présent forum, les jeunes ne sont plus simplement bénéficiaires de politiques de développement durable ; ils en sont désormais acteurs »   

Les 34 ministres, nombreux experts et 800 jeunes se sont mis d’accord pour dire que l’éducation et la formation sont le meilleur investissement dans le développement de la jeunesse, même si la génération du « millénaire », la plus éduquée, est aussi celle qui a le plus de mal à trouver un emploi.  L’adéquation entre les compétences des jeunes et l’offre sur le marché du travail, en cette ère de « quatrième révolution industrielle », a été dûment soulignée, le Népal avouant que, dans des pays comme le sien, la fracture numérique et la fuite des cerveaux compliquent sérieusement l’équation du dividende démographique. 

Pour trouver des solutions, les jeunes doivent envahir la sphère politique.  Or, à ce jour, les moins de 35 ans ne représentent que 6% des parlementaires du monde.  Comme l’a martelé la représentante de l’Union internationale des jeunes socialistes, pour des sociétés plus inclusives et plus égalitaires, il faut plus de jeunes décideurs.  « Considérez-nous comme des citoyens à part entière et reconnaissez nos droits et notre capacité de transformer nos sociétés », a plaidé la Fondatrice et Directrice du « Millenials Mouvement ». 

La Présidente de l’Assemblée générale a assuré que l’appel à une meilleure participation des jeunes n’est pas un « coup de pub ».  À la veille du Sommet sur les objectifs de développement durable, prévu en septembre, le cofacilitateur du futur « document final » a invité les jeunes à s’imprégner du rapport rédigé par des experts et des chercheurs.  Leur attention a aussi été attirée sur deux autre rendez-vous importants : le Forum politique de haut niveau, en juillet, et le Sommet sur l’action climatique, en septembre.

« L’élan doit changer, et sans vous, nous ne pourrons pas avancer », a avoué la Présidente de l’ECOSOC.  « Vous avez un partenaire dans les Nations Unies », a ajouté le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, qui a rappelé que la Stratégie pour la jeunesse qu’il a lancée en septembre dernier cherche à produire des changements tangibles grâce à un travail avec les jeunes.  Le but de cette stratégie est de faire en sorte que l’Organisation réponde mieux aux besoins des jeunes et prenne en compte leurs contributions pour faire des objectifs de développement durable une réalité pour tous.

« Pour rendre notre travail pertinent et efficace, nous avons besoin de vos idées, de votre énergie et de votre créativité », a conclu le Secrétaire général.  « Vous devez être le changement dont nous avons besoin et vous devez pousser vos leaders dans les gouvernements, les villes et le secteur privé à se montrer plus ambitieux et à faire ce qu’il faut pour la planète et ses habitants. » Pour ce faire, les jeunes doivent agir conséquemment comme les y invite la jeune Roukiatou Sedgo du Burkina Faso qui affirme que « Nous jeunes, ne sommes pas que l’avenir, nous sommes aussi le présent. Il y’a nécessité pour nous de mettre toute notre potentiel au profit du développement durable inspiré de nos réalités africaines, si nous voulons que l’Afrique soit demain le continent le plus développé, propice à l’investissement et innovant dans le secteur de l’énergie renouvelable ».

En deux jours (08-09 avril), le Forum a tenu de très nombreuses tables rondes, en se concentrant sur la mise en œuvre de six des 17 objectifs de développement durable relatifs à l’éducation de qualité, à la croissance inclusive et à l’emploi décent, à la réduction des inégalités, à l’action climatique, à la promotion de sociétés pacifiques et inclusives et aux partenariats et moyens de mise en œuvre. 

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