Communiqué de presse sur la Réunion de haut niveau de la Commission de consolidation de la paix sur la situation au Burkina Faso

New-York, 26 septembre 2019.  La Commission de consolidation de la paix s’est réunie à haut niveau à New York le 26 septembre 2019 pour discuter de la situation au Burkina Faso. Le Président du Burkina Faso, S.E.M. Roch Marc Christian Kaboré, a participé à cette réunion et s’est adressé à la Commission. La réunion était présidée par S.E.M. Mr. Iván Duque Márquez, Président de la République de Colombie.

Les membres de la Commission de consolidation de la paix ont exprimé leur profonde préoccupation au vu de la détérioration de la sécurité dans certaines régions du Burkina Faso et ont condamné les nombreuses attaques perpétrées par des groupes extrémistes visant les populations civiles et les forces de sécurité et de défense, les incidents de sécurité impliquant des groupes armés ainsi que les affrontements intercommunautaires. Ces activités pourraient constituer une menace grave non seulement pour la stabilité du Burkina Faso, mais aussi pour d’autres pays du Sahel et des pays voisins de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest.

Les membres de la Commission ont réitéré leur solidarité avec le peuple et le gouvernement du Burkina Faso et se félicitent des efforts déployés par le Gouvernement pour répondre à la situation sécuritaire et à ses conséquences humanitaires et socio-économiques, notamment dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES), du Programme d’appui au développement des économies locales et du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS). Ils ont pris note de la pression exercée par les dépenses de sécurité sur le budget de l’Etat et l’incidence sur les secteurs sociaux. Beaucoup de membres se sont félicités des efforts déployés par les communautés qui ont mis en place des mécanismes pacifiques pour s’attaquer aux causes et aux conséquences de la violence ; ils ont reconnu le rôle central que jouent les femmes et les jeunes pour contribuer à la cohésion sociale et à la résilience des communautés.

Beaucoup de membres de la Commission ont réitéré leur soutien aux efforts bilatéraux et régionaux visant à prévenir et combattre le terrorisme et l’insécurité et à rétablir la cohésion sociale et la stabilité dans les régions affectées du Burkina Faso, dans la sous-région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Ils se sont félicités du Sommet extraordinaire des Chefs d’État de la Commission économique pour l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’est tenu le 14 septembre 2019 à Ouagadougou et ont pris note des décisions prises par les Chefs d’État lors de ce sommet, notamment en ce qui concerne le Plan d’Action 2020-2024 ainsi que les engagements et besoins de financement y relatifs. Ils se sont aussi félicité des initiatives du G5 Sahel visant à assurer la sécurité et le développement des pays du Sahel.

Les membres de la Commission ont discuté les initiatives en cours au niveau des Nations Unies et des partenaires internationaux en vue de renforcer et d’accélérer l’appui fourni à la population et au Gouvernement du Burkina Faso. Ils ont également discuté les efforts déployés sous la direction du Secrétaire général de l’ONU visant à adapter l’appui de l’Organisation sur le terrain aux besoins de la population, conformément aux priorités du gouvernement du Burkina Faso. Dans ce contexte, ils se sont félicités de l’ouverture de bureaux des Nations Unies dans les régions du pays les plus affectées, et ce pour être plus proches des populations appuyées. Ils se sont également félicités du soutien continu du Fonds de consolidation de la paix pour répondre aux priorités essentielles, en particulier dans les domaines de la cohésion sociale, de la prévention et de la gestion des conflits locaux, de la consolidation de la confiance entre les forces de sécurité et la population, tout en reconnaissant la focalisation spécifique sur l’engagement des femmes et des jeunes dans la consolidation de la paix.

Les membres de la Commission ont reconnu la nécessité de renforcer la coordination et la cohérence entre les partenaires internationaux au Burkina Faso. À cet égard, ils ont exprimé leur soutien à l’exercice d’évaluation de la prévention et de la consolidation de la paix (EPCP) mené conjointement par la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, les Nations Unies et l’Union européenne, sous la coordination du Gouvernement. Ils se sont félicités de l’aide-mémoire qui a été produit par la mission de cadrage de cet exercice d’évaluation en juillet 2019 et qui décrit les prochaines étapes. Ils ont encouragé le Gouvernement et les partenaires de l’EPCP à conclure l’exercice et à veiller à ce qu’il tienne pleinement compte de la parité hommes-femmes et de la participation des jeunes aux initiatives de consolidation de la paix, y compris celles visant à combattre le terrorisme et le radicalisme.

Des membres de la Commission ont encouragé les partenaires du Burkina Faso à accorder la priorité à leur soutien aux actions du Gouvernement visant à faire face aux menaces croissantes que font peser sur le pays et sa population les groupes extrémistes et autres groupes armés. À cet égard, ils ont demandé à la communauté internationale d’appuyer pleinement le Programme d’Urgence du pays pour le Sahel, le Programme d’appui au développement des économies locales et le Plan d’action humanitaire.

En accord avec le Gouvernement, la Commission est disposée à réunir les partenaires du Burkina Faso une fois l’exercice d’évaluation conclu et à utiliser cette réunion pour plaider en faveur d’un soutien supplémentaire aux programmes prioritaires du gouvernement, afin d’accélérer les efforts de prévention et de consolidation de la paix et renforcer la cohérence des interventions.

Plus d’informations : contacter le Centre d’Information des Nations Unies à Ouagadougou (CINU) 226 25 30 60 76 / kaboree@un.org

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