CEREMONIE DE LANCEMENT DU PLAN D’URGENCE 2019

Le texte initial de l’allocution de Madame Metsi Makhetha, lors de la cérémonie de lancement du plan d’urgence 2019, le 14 Février 2019.

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Madame la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies ; Mesdames et Messieurs les Représentants et Représentantes des Agences des Nations Unies et des ONG Humanitaires ; Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de services ; Mesdames et Messieurs les Journalistes ; Distingués Invités ; Mesdames et Messieurs ;

Nous nous retrouvons ici, alors que le pays est en proie à une crise humanitaire qu’il n’a jamais connu.

Les attaques récurrentes de groupes armés, les menaces aux populations et la destruction des écoles ont engendré des besoins humanitaires sans précédent.

Le niveau de la crise actuelle et son évolution est préoccupante.

Pour la première fois de son histoire, le pays des Hommes Intègres se trouve face à des déplacements internes massifs.

En début de ce mois-ci, ils sont 83.000 Burkinabè au total, qui ont été contraints d’abandonner leurs foyers.

Plus de 1.000 écoles ont été détruites ou fermées, privant près de 150.000 enfants d’éducation.

En dépit des bonnes perspectives de productions agricoles et fourragères, l’insécurité alimentaire et la malnutrition restent préoccupantes dans les zones touchées par l’insécurité, notamment les régions du Nord, du Centre-Nord, du Sahel et de l’Est.

Quant à la situation nutritionnelle, les prévalences de malnutrition aigües sévères dépassent les seuils critiques d’urgence de 2%, dans ces mêmes zones.

Mesdames et Messieurs, Chers Partenaires, Chers membres de la presse,

Il convient de féliciter le Gouvernement, représenté par Madame le Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire, pour avoir rapidement organisé la réponse et d’en assurer le leadership, ce qui a permis de fournir une aide d’urgence aux familles les plus démunies.

Je salue particulièrement les efforts du CONASUR, de ses agents et partenaires régionaux et locaux.

Je ne peux passer sous silence la solidarité et la générosité de tous les Burkinabè qui ont ouverts leurs portes, leurs maisons, pour accueillir les personnes déplacées. Qu’ils en soient remerciés.

Le Système des Nations Unies et toute la communauté humanitaire sont mobilisés pour accompagner le Gouvernement dans ses efforts pour une réponse urgente, globale et équitable.

Ce faisant, nous veillons à ce que l’assistance soit ciblée, qu’elle soit apportée le plus rapidement possible et que la dignité de toutes les personnes concernées soit respectée.

Il est à rappeler – si besoin est – que chaque acteur est tenu de respecter les normes et standards et surtout, d’agir dans le respect des principes humanitaires.

Eu égard à l’évolution rapide et à l’ampleur de la crise, il est impératif que tous les acteurs et toute la communauté humanitaire sachent qui fait quoi, et avec quel financement

Ainsi, la coordination est vitale ! « La coordination sauve des vies » – Faisons en sorte que cela soit une réalité.

De même, les capacités opérationnelles des acteurs doivent être augmentées aussi vite que possible, car c’est maintenant que nous devons agir.

Mesdames et Messieurs, Distingué invités,

Nous sommes conscients des défis auxquels le Gouvernement et nous Partenaires faisons face, notamment en termes d’accès aux populations, de sécurité et de financement.

Mais je reste convaincue que si nous travaillons d’une manière coordonnée, selon les principes humanitaires et avec le leadership affiché du Gouvernement, tous ensemble, nous serons capables d’empêcher cette crise de devenir incontrôlable.

L’insuffisance de financement demeure un enjeu majeur pour répondre rapidement.

Je tiens à remercier les Partenaires, particulièrement ceux qui accompagnent les actions humanitaires, dont certains sont présents ici dans la salle et qui ont fait preuve d’un engagement constant.

Sachez que le Gouvernement et la communauté humanitaire ont besoin de votre soutien renforcé, pour fournir une assistance vitale et urgente aux personnes très vulnérables.

Cette réponse d’urgence est nécessaire pour sauver des vies, soulager la souffrance et protéger les personnes affectées, quel que soit l’endroit où elles se trouvent dans le territoire national.

Si cette crise est une alerte, elle est aussi une occasion unique aux Partenaires de faire un grand bond sur la mise en œuvre des engagements majeurs du Sommet humanitaire mondial dont la nécessité est d’assurer que personne ne soit laissée pour compte.

Madame le Ministre, Distingués Invités,

Il est également essentiel d’intensifier les efforts de prévention, à travers l’accélération de la mise en œuvre des programmes de développement et de la promotion de la cohésion sociale, afin de réduire les besoins humanitaires et de renforcer la résilience des populations.

C’est dire que nous devons d’ores et déjà mener les réflexions pour les solutions durables en faveur des personnes déplacées.

Dans cette perspective, j’invite le Gouvernement et les autres Partenaires à renforcer davantage la nouvelle façon de travailler, qui est déjà une réalité au Burkina Faso.

Chers Partenaires,

Je me réjouis du fait que le plan soit un résultat d’apports multiples et de consultations avec les Partenaires humanitaires (étatiques et non étatiques).

La participation des personnes affectées fut un élément clé dans sa conception.

Il est ainsi un cadre qui démontre l’engagement de tous à accompagner le Gouvernement à mener une réponse coordonnée, basée sur l’analyse des besoins.

Plus que jamais, nos actions d’aujourd’hui auront des conséquences sur demain.

Nous comptons sur votre partenariat et appui.                                                                                             Je vous remercie.

Leave a Comment

Contactez-nous

Pour toute demande d'informations, suggestion ou sollicitation.

Not readable? Change text. captcha txt

Start typing and press Enter to search