Capitalisation du programme sur la gouvernance démocratique du secteur de la sécurité

Le texte initial du discours de Metsi Makhetha, coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, lors de l’atelier sous-régional de capitalisation du programme « Renforcer le contrôle démocratique du secteur de la sécurité (Burkina Faso, Mali, Niger) », à Ouagadougou, le 25 juin 2018.

Monsieur le Ministre de la Sécurité du Burkina Faso ;
Monsieur le Chargé d’Affaires, représentant l’Ambassade du Danemark au Burkina Faso ;
Mesdames, Messieurs les membres des Commissions de Défense et de Sécurité des Assemblées Nationales du Niger, du Mali et du Burkina Faso ;
Mesdames, Messieurs les fonctionnaires des Ministères de la Sécurité du Niger, du Mali et du Burkina Faso ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations de la Société Civile du Niger, du Mali et du Burkina Faso ;
Mesdames, Messieurs les Représentants du NDI du Niger, du Mali et du Burkina Faso et des États Unis d’Amérique ;
Distingués Invités ;

Les Nations Unies affirment « qu’un secteur de la sécurité efficace, professionnel, responsable, sans discrimination et dans le plein respect des droits humains et de l’état de droit est le fondement de la paix, du développement durable et est important pour la prévention des conflits. »

C’est donc dire que la bonne gouvernance du secteur de la sécurité est un élément essentiel à l’édification des processus démocratiques, à la consolidation d’un état de droit et à la construction des conditions d’une paix durable dans les pays.

A cet égard, je me réjouis de l’activité qui nous réunit aujourd’hui, à l’invitation du National Democratic Institute (NDI), pour échanger et tirer partie des enseignements découlant de la mise en œuvre du programme de gouvernance démocratique du secteur de la sécurité déployé simultanément au Niger, au Mali et ici même au Burkina Faso, et financé par la coopération Danoise et Norvégienne.

C’est l’occasion pour moi de remercier les royaumes du Danemark et de la Norvège, pour leur engagement à une gouvernance ancrée sur l’état de droit dans le monde.

Leur contribution dans ce domaine assure que chaque citoyen jouisse de leur droit, que des institutions soient plus efficaces et que la gouvernance soit au service du peuple.

Le partenariat avec NDI, une institution qui partage les mêmes valeurs et qui a la charge de mise en œuvre du projet, en est le parfait exemple.

Je félicite l’approche adoptée, qui tient compte de l’importance d’agir au niveau national comme au niveau sous régional et de la conception d’un programme qui a donné une prééminence à la concordance d’actions entre les instituions au niveau national.

Mesdames, Messieurs,
Chers participants,

L’intérêt de ces trois jours de conclave est de jeter un regard non seulement rétrospectif sur ce que le programme a accompli, mais aussi prospectif, afin de fournir les éléments qu’il faudra pour assurer que le contrôle du secteur de la sécurité soit effectif.

En effet, lorsque les citoyens bénéficient de la sécurité et de la primauté du droit, ils sont moins enclins à recourir à des moyens de bord pour se protéger et obtenir réparation, surtout, quand on sait que ces moyens n’obéissent à aucune règle et sont souvent source de conflits communautaires.

Je voudrais ici saluer les efforts conjugués des gouvernements et des Assemblées Nationales du Niger, du Mali et du Burkina Faso, qui sont aux prises avec les aspirations d’avoir un secteur de sécurité sous contrôle civil et démocratique, efficient, responsable et au service du peuple.

C’est avec cela que nous pourrons bâtir la confiance entre les populations et le secteur de la sécurité et avancer vers une paix durable.

Mesdames, Messieurs,
Chers participants,

Je me permets de rappeler ici le rôle important de l’institution parlementaire, qui doit assurer efficience et responsabilité dans la gouvernance du secteur de la sécurité, traduit par le respect du cadre réglementaire, conformément à l’état de droit.

Aussi, que les organisateurs soient remerciés de nous avoir associé à cette activité.

Les Nations Unies se retrouvent parfaitement dans une approche qui préconise le partage d’expérience, en vue d’une amélioration de la qualité de la gouvernance et du contrôle démocratique d’un secteur aussi important, tout en assurant une participation responsable de la Société Civile dans la surveillance.

L’offre de service de sécurité dépendra véritablement de sa qualité, du respect des lois qui régissent le secteur et de l’effectivité du rôle que jouera chaque institution impliquée dans la gestion et dans le contrôle.

Je formule le vœu qu’au delà des trois journées d’échanges et de débats, nos institutions de sécurité puissent être efficaces et au service du bien-être de nos populations.

Car, nous comprenons tous qu’une bonne gouvernance du secteur de la sécurité est une mesure préventive.

Avec mes souhaits de succès pour l’atelier, je vous remercie.

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