16e session du CNLS-IST – 14 juillet 2017

Le texte de la déclaration des partenaires par Metsi Makhetha, coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, lors de la 16e session du CNLS-IST, le 14 juillet 2017 à Ouagadougou.

Excellence Monsieur le Président du Faso, Président du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST (CNLST-IST) ;
Monsieur le Ministre de la Santé, 1 er Vice-président du CNLS-IST ;
Madame la Ministre de la Famille, de la Femme et de la Solidarité Nationale, 2ème Vice-Président du CNLS-IST ;
Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales et Interafricaines ;
Monsieur le Secrétaire Permanent du CNLS-IST,
Mesdames, Messieurs les Membres du CNLS-IST ;
Messieurs les Représentants des autorités religieuses et coutumières ;
Mesdames, Messieurs les Représentants du Secteur Privé ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des organisations de la société civile ;
Distingués invités, Mesdames, Messieurs

Personne ne doit être laissé pour compte : Il s’agit d’un engagement qui s’impose à nous tous, dans le cadre de l’agenda 2030.
La table ronde du 23 juin dernier à Ouagadougou, avec une forte mobilisation des acteurs dusecteur privé et de la société civile burkinabè, des parlementaires, maires, ONGs ainsi que des partenaires techniques et financiers, a démontré l’engagement de tous à faire davantage d’efforts pour atteindre cet objectif.
Mais aussi pour concrétiser, d’ici 2030, la vision de « zéro nouvelle infection » comme ambition de santé publique.
Aujourd’hui, nous, les partenaires techniques et financiers, pouvons dire sans trop nous tromper que l’environnement politique et les ressources financières ne constituent plus un souci majeur pour l’atteinte des objectifs des trois 90 (90 % des personnes vivant avec le VIH dépistées, 90 % des personnes vivant avec le VIH sous traitement et parmi ces dernières 90 % avec une charge virale indétectable) en 2020 au Burkina Faso.

Dans cette perspective, et dans le cadre de cette session ordinaire du CNLS/IST, la responsabilité me revient de vous livrer en quatre points les recommandations des partenaires techniques et financiers.

Première recommandation
Nous attirons l’attention de tous les acteurs, à tous les niveaux, pour une utilisation judicieuse et efficiente des ressources disponibles et mobilisées.
A cet effet, nous recommandons d’optimiser les ressources existantes suivant le principe de « faire plus avec peu » de l’ONUSIDA, ce qui nécessite une efficacité et une recherche continue d’innovation.

Deuxième recommandation
Pour l’éligibilité du Burkina Faso à la certification de l’élimination de la transmission mère- enfant du VIH, nous recommandons d’améliorer la qualité des données et de mettre en place un système d’évaluations internes de pré-qualification prenant en compte les critères de l’OMS.

Troisième recommandation
Le rôle de la communauté à la base a été déterminant dans la réponse nationale.
Plus que jamais, nous recommandons de renforcer davantage la capacité des associations à base communautaire, pour assurer le continuum des soins et la recherche des perdus de vue.

Quatrième recommandation
L’année passée, le Burkina Faso a célébré les 30 ans de lutte contre le VIH/SIDA.
Beaucoup de progrès, d’expériences et de leçons apprises ont été documentés.
Ce succès historique pour une épidémie de si grande ampleur réside dans le caractère multisectoriel, multi partenarial, le leadership et l’appropriation du Gouvernement, le rôle de la société civile et de l’action communautaire.
Nous recommandons qu’une stratégie soit développée en rapport avec cette expérience unique pour l’utilisation des structures et des compétences de la réponse nationale au VIH face aux problèmes de santé publique comme le paludisme, la tuberculose, les hépatites, les cancers, les maladies non transmissibles, etc.

Mesdames et Messieurs,

Le pays s’est doté d’un cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST (CSN-SIDA) dont la mise en œuvre s’appuie sur deux outils de référence :
Le plan d’urgence et de rattrapage,qui vient d’être adopté, d’une part, et le plan d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, d’autre part.

Nous, les partenaires techniques et financiers,demandons, à tous les acteurs de la réponse nationale au VIH/SIDA, d’œuvrer à la mise en place effective et intégrale de ces plans, mais aussi à leur gestion soutenue, quotidienne et permanente.

Nous devons relever, ensemble, ce défi, pour être le premier en Afrique de l’Ouest et du Centre à mettre fin à la transmission du VIH de la mère à l’enfant, comme l’a souligné, Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA, en marge de la dernière assemblée mondiale de la santé de l’OMS à Genève.

Nous, partenaires, demeurons engagés, aux côtés du gouvernement, à accompagner les efforts pour l’amélioration de la santé de tous.

Je vous remercie.

Leave a Comment

Contactez-nous

Pour toute demande d'informations, suggestion ou sollicitation.

Not readable? Change text. captcha txt

Start typing and press Enter to search